Accueillir des migrants : actions de JRS Saint-Etienne et Marais Sainte-Thérèse

Le Service Jésuite des Réfugiés (JRS) accompagne des migrants et à Saint Etienne propose des formations professionnelles en lien avec le centre de formation et le Lycée Le Marais Sainte Thérèse.

Depuis la rentrée de septembre,  4 adultes sont formés au centre en soudure et en assemblage mécanique et, au Lycée plusieurs mineurs scolarisés sont également suivis. Cette démarche volontaire d’accueil des migrants en formation depuis 2009 se trouve relayée aujourd’hui par une volonté de notre Tutelle Jésuite d’ « Accueillir l’étranger », une mission du réseau des établissements de formation jésuite. Nous sommes donc invité à aller plus loin dans cet accompagnement vers les plus démunis.

Au delà d’une proposition de formation professionnelle dans des métiers qui recrutent, nous sommes amenés aussi à proposer des aides diverses comme l’accès au logement,  aux droits, aide juridique… et parfois aussi de rechercher les traces d’une maman disparue en Afrique dont le fils n’a plus de nouvelles depuis plusieurs mois. Nous sommes aidés dans ces tache par JRS France à Paris afin d’avancer sur tous ces sujets.

L’équipe JRS de Saint Etienne se réunit une fois par mois avec ses « adhérents » comme l’anticyclone du Père Riffard, l’AFEP, le secours Catholique, CAP 42, Les antennes de solidarité locales, différentes association de logement (ABRI TOI, LA PASSERELLE)  Nous réfléchissons ensemble à la meilleure manière d’accompagner, servir et défendre nos frères Migrants.

 

Commission accueil de l’autre, Migrant.

Cette commission se réunit à l’initiative de notre président Guido De Palma et de notre tutelle qui nous demande, bien que nous sommes déjà présent sur l’accueil des personnes en précarité, d’aller encore plus loin dans ce sens.

Le but est de réfléchir sur l’accueil de l’autre en imaginant des solutions concrètes. C’est un sujet important : accueillir l’autre dans sa différence. Que pouvons-nous faire de plus ? Les participants ont donc essayés de réfléchir à une série d’action qu’on proposera ensuite au Conseil d’Administration.

Certains points importants ressortent :

  • Créer du lien et faire de l’amitié
  • L’importance de l’échange et de la réciprocité
  • Il nous faut mieux nous connaitre pour changer les regards

Des idées jaillissent , par exemple :

  • Provoquer des échanges entre migrants
  • Mettre en place un soutien de français
  • Faire de l’amitié autour de choses partagées : repas, évènement sportif, échange et découverte culturelle.
  • Penser à informer les professeurs principaux des différents projets car au niveau du lycée ils peuvent facilement détecter les élèves en précarité.
  • Proposer un goûter le matin pour les élèves qui n’ont pas eus de petit déjeuner.
  • Organiser une dégustation de produits français voir régionaux
  • Mettre à disposition des vêtements chauds qu’on déposerait au fond de la classe pour les élèves qui ont froid chez eux.
  • Identifier les manques des personnes en précarité pour les orienter vers l’association la plus adaptée.
  • A midi les personnes sans ressources peuvent déjeuner au self mais ils ont honte car ils doivent passer après les autres. Comment pourrait-on rendre plus discret ce don.
  • Certains stagiaires ne peuvent pas acheter un vêtement de travail ou bien ils sont de mauvaises qualités.
  • Sensibiliser les plus jeunes à l’importance de gérer son budget.
  • Mettre en place un système de parrainage pour les guider notamment dans leurs achats.
  • Créer une banque des compétences où les gens pourront partager leurs savoirs faire en dehors des heures de cours.
  • Faire un inventaire des actions déjà existantes pour informer l’ensemble de l’établissement.
  • Demander aux migrants d’expliquer les us et coutumes de leur pays afin de mesurer la différence avec le notre.
  • Pour les migrants chacun d’entre eux pourrait être parrainé par un élève ainé ou un stagiaire ainé pour les adultes.

Nous allons dans les mois qui viennent développer certaines de ces initiatives qui fédèrent un quinzaine de personnes au Marais Sainte Thérèse, tant enseignants que formateurs, que personnels salariés et sympathisants extérieurs à l’établissement.

Cet engagement de tous dit quelque chose d’une certaine vision plus équitable de notre société et met en œuvre ce proverbe Indien « Tout ce qui n’est pas donné est perdu »

 

Publié dans JRS.